Organismes et professionnels

Rachat et gestion de portefeuilles de créances

Vendre une créance change l’identité de son titulaire

La cession d’un portefeuille transfère les créances à un acquéreur, alors qu’un mandat de recouvrement laisse en principe le créancier propriétaire des sommes réclamées. Le prix proposé dépend notamment de l’ancienneté des impayés, des pièces disponibles, des paiements déjà obtenus et des perspectives de récupération. Il peut donc être inférieur à la valeur nominale des comptes. Pour l’entreprise cédante, la décision consiste à comparer un encaissement contractuellement défini avec les résultats incertains d’un recouvrement poursuivi pour son propre compte, en tenant aussi compte des garanties exigées. [1][2][3]

Une dirigeante compare trois dossiers sur une table de travail, accompagnée d’un collaborateur.

Préserver la traçabilité de chaque dossier cédé

Le contrat doit préciser les créances incluses, les exclusions, les documents remis et le sort des réclamations ultérieures. La notification ou la prise d’acte de la cession intervient dans son opposabilité au débiteur selon les règles applicables. Celui-ci conserve les moyens de défense que la loi lui permet d’opposer, notamment sur l’existence de la dette ; la vente ne valide pas une facture infondée. Le prix payé par l’acquéreur ne correspond pas automatiquement à la somme que le débiteur peut régler pour être libéré : tout accord de règlement doit être explicite. [1][2][3]

Sources et services utiles

Étudier la cession et ses effets

Intrum — rachat de créances

L’offre de rachat d’Intrum décrit l’analyse des portefeuilles et le transfert de propriété, utile pour comparer une proposition contractuelle.
intrum.fr

Légifrance — cession de créance

Le Code civil fixe le cadre de la cession de créance, sa forme et les obligations qui accompagnent l’opération.
legifrance.gouv.fr

Légifrance — opposabilité au débiteur

L’article consacré à l’opposabilité explique l’information du débiteur et les moyens de défense qu’il peut conserver face à l’acquéreur.
legifrance.gouv.fr